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FICHE DE DOCUMENTATION |
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Documentation de la conférence :
L’apport des sciences arabes
à travers l’œuvre d’Al-Khawârizmî
Al-Khwarizmî sur un timbre de1983
(Union soviétique) |
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Dernière mise à jour samedi 6 septembre 2003
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1.
Chronologies comparées
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2. Bayt al-Hikma :
Le Bayt al-Hikma ou « Maison de la Sagesse »,
grande bibliothèque et centre scientifique de Baghdâd. Créée sous Harûn al-Rashîd,
elle eût ses heures de gloire sous al-Ma’mûn, entre 820 et 830. |
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3. Oeuvres d’al-Khwârizmî :
Abû Jacfar Muhammad
ibn Mûsâ Al-Khwârizmî, né vers 800 dans un faubourg de Baghdâd, mort en 847.
*
Algèbre :
Al-Mukhtasar
fi hisab al-jabr wa-l-muqâbala
« Abrégé du calcul de restauration et de réduction », 1ère
traduction en 11445 par Robert de Chester, sous le titre de Liber Algebrae et
almucabola.
*
Arithmétique :
Kitâb
Hisâb al-cadad al-hindî « Livre du calcul avec les chiffres indiens », traduit
vers 1140 par Jean de Séville sous le titre Liber alghoarismi de practica
arismetice.
* Tables
astronomiques :
Zîj
al-Sindhind
« Tables
indiennes », traduites par Adélard de Bath en 1126.
*
Astrolabes : On
lui attribue également deux traités d’usage de l’astrolabe dont l’un est
largement repris vers 980 par Llobet de Barcelone dans Sententie astrolabii.
* Géographie :
Kitâb
Sûrat al-ardh
« Livre des figures de la Terre ».
* Chroniques :
Kitâb
al-tâ’rîkh « Libre
d’histoire ».
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4. Al-Khwârizmî et les mathématiques :
Algèbre :
Soit l’équation :
x2 + c – bx
= d
avec
c > d
l’al-jabar « restauration » consiste à transposer les
expressions soustractives :
x2 + c = bx
+ d
la
muqabala « réduction » consiste à réduire les termes
semblables :
x2 + (c
–d) = bx
Chiffres indiens :
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5. Termes entrés en latin, puis en français
par les
textes d’al-Khwârizmî :
*
algèbre, ar.
al-jabar
« restauration ».
*
zéro et
chiffre, ar.
sifr « nul, vide ».
*
x, l’inconnue, en ar.
shay « chose ».
*
zénith et
azimut, ar.
al-samt calâ ra’s « le chemin au-dessus de [notre]
tête ».
*
algorithme, ar. « al-Khwârizmî », nom du
grand savant arabe.
*
sinus, ar.
jîb, incorrectement compris comme « poche ».
* ainsi que de nombreux mots traduits comme
degré,
minute,
seconde,
arc, etc.
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6. Bibliographie critique sur les sciences
arabes :
1.
Ouvrages généraux :
* DJEBBAR, Ahmed,
Une histoire de la science
arabe, Coll. « Points
sciences », Paris : Seuil, 2001 (à l’usage des enseignants et des
étudiants).
* HUNKE, Sigrid,
Le soleil d’Allah brille sur l’Occident, Paris, Albin Michel, 1963 (livre
grand public riche sur notre héritage arabe, très intéressant, qui manque
parfois d’esprit critique).
* MONTEIL, Vincent, Mansour,
La Pensée arabe, Paris, Seghers, 1987 (excellent petit livre de présentation à
l’usage des enseignants et des étudiants).
* MORELON, Régis,
Les sciences dans la
civilisation musulmane, Paris :
Confluent, 1996 (opuscule de vulgarisation de qualité, bien pour les
scolaires).
* THORAVAL, Yves,
Dictionnaire de la
civilisation musulmane, Coll.
« Les référents », Paris : Larousse, 2001 (1ère éd.
1995, ouvrage simple, grand public, particulièrement adapté aux scolaires).
2.
Ouvrages spécialisés :
* JACQUART, Danielle & MICHEAU,
Françoise,
La médecine
arabe et l’Occident médiéval, Coll.
Références, Paris : Maisonneuve & Larose, 1996 (ouvrage pour
étudiants).
* LAFFITTE, Roland,
Des noms arabes pour les
étoiles, Coll.
« Héritages arabes », Paris : les Cahiers de l’Orient/
Librairie orientaliste Paul Geuthner, 2001 (ouvrage pour public averti, mais pouvant
être consulté comme un dictionnaire, sur lequel je ne ferais pas d’autre
commentaire, et pour cause…).
* MOULIN,
Anne-Marie,
Histoire de
la médecine arabe, Paris :
Confluent, 1996 (opuscule de vulgarisation de qualité, bien pour les
scolaires).
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