TEXTE  DE  LA  CONFÉRENCE

 

 

Ciel arabe et ciel occitan

 

 Table ronde AFS/SELEFA du 14 décembre 2002

(EXTRAITS)

 

 

 

I. Le ciel arabe et ses légendes

 

Vu de l’Orient arabe avant même que n’émergeât la civilisation islamique, le ciel est, en cette saison même, le théâtre d’un spectacle qui n’a rien à envier à celui qu’Ératosthène mit en scène avec les ressources de la mythologie grecque. Les grandes constellations de cette partie de la sphère céleste sont en effet liées par l’imagination des poètes en une vaste composition où tous les protagonistes entretiennent entr’eux des rapports riches et merveilleux.

 

1. Al-Thurayâ

 

 C’est avec Al-Thurayâ que commençaient les antiques calendriers sidéraux. C’est sans doute à cela que l’on doit la tradition rapportée par le savant arabe Abñ anÌfa Al-Dînawarî, actif au IXe siècle, qui fait remonter sa connaissance à Luqmân le Sage, un des personnages mythiques de l’Antiquité arabe que l’historien Al-Tabarî faisait vivre du temps du roi David. Cet astre fut un des plus populaires chez les Arabes, comme le confirme d’ailleurs son autre nom, Al-Najm c’est-à-dire « l’Astre par excellence ».

Selon l’astronome persan cAbd Al-Rahmân Al-Sûfî, Al-Thurayyâ est ainsi nommée parce qu’on tire de bons augures quand elle se lève et que la pluie, tombant quand elle se couche à l’aube, produit l’abondance qui se dit en arabe tharwa. Il pourrait donc s’agir d’une sorte de divinité de la fécondité.

Vue à l’origine comme une divinité symbolisée par l’astérisme des Pléiades, ce corps céleste a fini - au sens littéral de l’expression - par « prendre corps » dans le firmament, donnant ainsi une immense figure située sur l’emplacement des constellations ptolémaïques allant de la Baleine à Cassiopée en passant par celles du Taureau et de Persée, une figure reliant entre elles deux groupes stellaires, celui qui forme Al-Kaffân « les Deux Mains » à savoir Kaff Al-Hadhîb « la Main Teinte [au henné] », le fameux M de Cassiopée, et celui qui donne Al-Kaff Al-Jadhmâ’ « la Paume mutilée », c’est-à-dire l’hexagone formant la tête de la Baleine.

 

2. Al-Jawzâ

 

[...]

 

3. Suhayl et Al-Turayyª.

 

[...]

 

II. Le ciel occitan

 

 

1. La Pocinièra

 

[...]

2. Magalona

 

[...]

 

3. Gerbert d’Aurillac

 

[...]

 

 

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